Cela faisait un moment que j’avais envie d’apprendre à utiliser des circuits électriques Led, sans jamais avoir de costumes qui s’y prêtait (à moins de vouloir tenter un truc genre cosplay tuning... sans façon), mise à part une vague tentative pour le sceptre de Loki (voir son Making-of).
Comme c’est un domaine où il est assez difficile de se lancer à l’arrache sans en comprendre un minimum le fonctionnement, j’avais donc investi dans le livre de Kamui Cosplay consacré au Leds. Et comme j’avais également envie de tester la custom de nerf, autant faire une pierre deux coups avec des gros flingues bourrés de leds : les Men in Black !
Avec les articles « Making-of » je reviens sur la conception globale d’un personnage, incluant les erreurs commises en chemin, et même quand c’est possible la partie couture (dont j’ai généralement assez peu de photos…).
1. Choix du costume
J’ai proposé à Neevillia de faire les Men in Black en guise de petit projet annexe pour une convention très locale, puisque nous travaillions en même temps sur les costumes pour le Herofestival (qui sont généralement nos gros projets couture/craft de l’année).
D’ailleurs, si je faire devais ma puriste, je dirais que, techniquement, ce n’est pas vraiment du cosplay, puisqu’on ne fait pas de personnage particulier (En même temps ni Neevillia ni moi ne ferions un Agent J crédible…) mais une création personnelle au sein de l’univers des Men in Black.
Le but n’était donc pas de faire une réplique de « gros gun qu’on voit à XX minutes de Men in Black », mais plus d’être dans l’esprit du film, avec deux armes d’inspiration alien.
2. Liste des éléments
Même si ce n’était pas vraiment un cosplay, nous avons cependant voulu respecter au plus près les « fondamentaux » de l’uniforme du M.I.B, un costume, noir forcément, avec la bonne coupe de pantalon et de veste, chemise, cravate et les fameuses lunettes de soleil protégeant du neuralizeur (nous avons même acheté le modèle exact de Ray-Ban porté dans le film!). Et en ce qui concerne les accessoires : de gros flingues chromés et forcément le neuralizeur.
A l’origine, je voulais également faire le criquet infernal, mais faute de temps, il est passé à la trappe.
A cette liste d’éléments j’ajoutais deux contraintes supplémentaires : il fallait que les nerfs soient démontables même après modifications pour les stocker plus facilement, et garder, autant que possible, l’aspect fonctionnel du nerf (parce que c’est quand même plus fun…) au moins pour le canon principal.
3.Conception
- Les nerfs customisés :
travail préparatoire :
Contrairement à un cosplay où il « suffit » de recréer à l’identique un modèle donné, il fallait ici faire des choix avant de commencer à bricoler, histoire que ce soit original mais cohérent au reste de l’univers des films. La première étape a logiquement été de choisir les nerf qui serviraient de base au custom. Finalement nous avons opté pour le classique Nerf Elite Retaliator pour le mien, et le Nerf Modulus Tri-Strike pour celui de Neevillia.
Après quoi, il fallait simplement décider des modifications. Ce qui s’est révélé un rien compliqué…Pour réfléchir au design sans commencer à couper dans le tas, j’ai utilisé un schéma du Retaliator (facilement trouvable sous « nerf blueprint » sur internet), et une photo du Tri-Strike en noir et blanc.
Pour le Tri-Strike la difficulté venait du fait que son design était déjà chargé en soi avec une pistolet principal plutôt imposant débouchant sur un premier canon, et quatre autres canons plus petits avec un système à pompe (la partie grise sur l’avant) et enfin un gros canon sur le dessus fonctionnant lui même avec une grande pompe située à l’arrière, reliés ensemble par un tuyau transparent.
Finalement la seule grosse modification physique a été la suppression de la partie fusil à pompe de l’avant, que je trouvais trop massive par rapport au reste, remplacée par une poignée à la fois plus élégante et qui rétablirait l’équilibre de l’arme une fois en main.
Pour le Retaliator, ça a été encore plus compliqué, je l’avais très honnêtement choisi car c’était le modèle le plus simple à trouver, surtout à bas prix (les deux nerfs ont été achetés d’occasion). Mais la gamme Elite est quand même la gamme qui se veut la plus « réaliste » ou en tout cas la moins futuriste/zombie/fantastique. La première modification a d’ailleurs été de retirer la barre moche orange à l’arrière et la poignée qui faisaient vraiment trop militaire. Et comme le canon me semblait extrêmement simple, je voulais le compliquer un peu :
Comme on peut le voir sur ce schéma, j’ai pas mal tâtonné, avec l’idée de plusieurs canons : soit trois égaux, à la manière de l’arme de J dans le combat final du premier film, ou un peu comme le Tri-Strike, un canon principal et d’autres plus petits. Et pour l’arrière quelque chose relié à l’avant par un tube lumineux, également pour rappeler le tube du Tri-Strike. J’ai finalement décidé de virer entièrement le canon du Retaliator pour en créer un de (quasiment) toutes pièces :
Une fois les modifications décidées, je pouvais enfin passer au travail réel directement sur les nerfs. A commencer par retirer toutes références au modèle/logo nerf/précaution d’utilisation qui sont généralement mouler sur la pièce. Pour ça pas de secret : on ponce un maximum et éventuellement on passe un peu d’acétone pour « ramollir » le plastique et retirer les dernières traces. (Comme j’avais un peu la flemme, on peut encore voir lesdites traces par endroits…). Pour le Tri-Strike, le nom « Modulus » était en creux, j’ai donc simplement rempli les cavités avec de la pâte epoxie.
Après quoi, on peut ouvrir tous les éléments pour commencer à réellement modifier les pièces. A noter que le premier truc à faire quand on ouvre un nerf pour le modifier c’est… prendre en photo l’intérieur. Le blaster principal est remplis de ressorts qui permettent le fonctionnement du lancer de fléchette, donc il vaut mieux avoir une référence pour les remettre en place quand ils sauteront ( et croyez-moi, malgré toutes vos précautions, ils sauteront).Par contre, si on ne veut pas garder la fonctionnalité des nerfs, on peut profiter de cette étape pour tout virer, et faire de la place pour l’alimentation des leds. De même si c’est une custom peinture, on peut aussi ne pas ouvrir l’arme et peindre directement.
Pour les curieux, voilà à quoi ressemble l’intérieur d’un rétaliator :
et l’intérieur d’un modulus :
Même si je n’ai rien modifié sur les armes en elle-même, cette étape permet de voir l’éventuelle place disponible pour installer un circuit électrique sans gêner le fonctionnement du tir. On peut voir que ça serait assez compliqué dans le modulus, mais que le rétaliator dispose d’un peu de place libre dans la crosse (à condition de retirer l’emplacement de stockage de fléchette) et sur l’avant. Séparer le pistolet en deux permet également de le peindre plus facilement en le posant à plat et s’en seller les deux moitiés ensemble à la peinture.
Tant qu’on est sur l’ouverture, parlons-en un peu plus en détails. Au départ, on se dit que ce sera facile, puisqu’il y a des vis un peu partout. Et effectivement le pistolet du Retaliator est extrêmement simple à ouvrir : il suffit de séparer d’abord la partie coulissante qui compresse le ressort puis d’ouvrir le reste des vis. Sauf que pour le modulus, le ressort est actionné par un bras traversant munis de deux poignées qu’il faudra soulever au pied de biche. Sans parler des autres éléments (du modulus) qui sont en fait en une seule pièce par endroit. Par exemple pour la pièce avant avec les cinq canons, seul la partie pompe se sépare en deux. Le reste, au niveau du viseur est d’un bloc. Seule solution : le disque de découpe de la dremel…
Modification du Modulus Tri-Strike :
Puisque qu’on parle de l’avant du Tri-Strike, voyons un peu les modifications à faire. Une fois ouvert, j’ai pu constater que l’avant était composé de quatre éléments : les deux coques extérieures blanches, le canon intérieur orange par lequel passe les fléchettes du pistolet principal, et un gros bloc comprenant les quatre canons et le système de propulsions à pompe.
| Source : Youtube "The Nerf Modulus Tri-Strike Mode Guide" |
(je n’ai pas pris de photo avant modification, donc voici une image trouvée sur le net)
Pour conserver les quatre canons tout en retirant la pompe, il a donc fallu y aller à la scie, autant vous dire que c’est une étape qui en fout un peu partout :
La découpe permet également de retirer les tiges en plastique à l’intérieur des canons, puisque que ces derniers ne seront plus fonctionnels autant les retirer.
De plus l’avantage de retirer le bloc pompe, c’est qu’on gagne énormément de place sur l’avant pour plus tard, installer le système lumineux. Par contre on se retrouve avec un grand trou sur le dessous de la pièce. Et impossible de simplement coller une plaque, au risque de ne plus pouvoir ouvrir le devant pour accéder au système électrique.Pour le combler, j’ai donc utilisé les picots maintenant la pompe d’origine :
pour créer une plateforme en styrène blanc (une sorte de plastique dur, utilisé en maquette) :
une fois refermé, cela donne en plus une excellente surface pour fixer une poignée :
Niveau autres modifications, par forcément très intéressantes :
- J’ai bloqué la pompe arrière (qui actionne le canon du dessus) en position fermé un remplissant l’écart avec de la pâte epoxie, idem pour les creux triangulaires sur le pistolet principal, et collé une plaque de mousse Eva striée sur l’arrière pour ajouter du détail.
- Le chargeur orange a tout simplement été retiré, même si on peut techniquement le remettre pour faire fonctionner le nerf.
- La poignée avant est un morceau de tube de pvc recouvert de mousse EVA de 2mm striée là encore pour apporter de la texture.
Modification du Elite Retaliator :
Comme je l’ai déjà dit, la plus grosse modification pour le Retaliator a été la transformation du canon.
Le projet était donc de le remplacer par un canon transparent avec une sorte de « résistance » lumineuse à l’intérieur. La grande question étant : Comment changer entièrement le canon tout en laissant le nerf fonctionnel ? Car forcément la fléchette en mousse devait pouvoir passer par le canon…
En fait, la solution était assez simple : j’ai conservé le tube orange intérieur du canon d’origine, ainsi que l’extrémité orange du canon (moins le viseur) et l’embout rond permettant de fixer le canon au nerf central.
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| Source : Instructable "Nerf Retaliator Mod Air restrictor and Barrel Extension" |
Après quoi il suffisait de les intégrer à un tube de plexiglas du bon diamètre. Le tube intérieur sert également de support pour le fil électroluminescent bleu et le fil d’aluminium qui forme la « résistance ». Ce qui donne quelque chose comme ça :
plus tard j’ai ajouté quelques détails en mousse Eva pour cacher les jointures entre les pièces d’origine et le plexiglas.
Les autres modifications modifications apportées au Retaliator ont été :
- un dôme d’acrylique (ou plutôt un oeuf) sur l’arrière relié à l’avant par un tuyau transparent. La base du dôme est modelée en epoxie. Situé au milieu de la pièce, cela empêche son ouverture, j’ai donc ajouté de chaque côté une décoration ronde en forme de bouton, l’une d’entre elle cache ainsi l’accès à la pile. (mais j’y reviendrais à propos des leds).
- un bloc de chaque côté du pistolet, en pvc et mousse EVA, que là encore j’expliquerais plus en détails dans la partie sur les leds.
- le chargeur de fléchette, ici conservé, a été poncé pour retirer les rayures en plastique de la surface (le tout recouvert une fine plaque de styrène, la surface étant plus ou moins ravagé par la ponceuse), ainsi que des boutons factices en mousse EVA et… têtes de fléchettes de nerf.
- Les leds :
Soyons honnête, c’est la partie la plus fun du projet. Ce cosplay n’existe quasiment que pour tester ça. Comme c’est un domaine où il est difficile de se lancer à tâtons, je me suis en grande partie basée sur le livre de Kamui Cosplay « Getting Started with LEDs ».
Si le principe de base : source d’énergie + led+ interrupteur est très simple, ce livre m’a été très pratique notamment pour tout ce qui est calcul d’énergie nécessaire, choix entre circuit parallèle ou en série et autre.
Le modulus Tri-Strike possède19 Leds et un fil électroluminescent :
Un premier circuit se trouve dans le canon supérieur, avec 9 leds : trois circuits montés en parallèles chacun composé de trois Leds en série. Les leds sont maintenues en place par un disque de mousse EVA, 8 d’entre-elles tout autour et une au centre sur une grille :
On peut voir que sur la photo seules 6 leds sont allumées, tout simplement parce que sans la led centrale, je ne pouvais pas compléter mon montage de trois en série pour tester.
Pour la petite anecdote (pas du tout) amusante, la première fois que j’ai testé le montage, toutes mes leds ont grillées. D’après mes calculs il ne pouvait pas y avoir de surtension mais il faut croire que si. Après ça, j’ai préféré mettre une résistance dans chacun de mes circuits, au cas où…
A ce propos, Kamui Cosplay passe assez rapidement sur les résistances (car c’est surtout du cas par cas, beaucoup de circuits n’en nécessitent pas) j’ai donc ajouté ma propre petite note pour de futurs projets.
Le disque de mousse est ensuite collé sur une des moitiés du canon, l’interrupteur est volontairement visible sur l’arme, le reste se trouve dans l’arrière du canon :
Du canon supérieur part également un fil électroluminescent (EL) bleu dans le tube transparent servant à l’origine à amener l’air sous pression. Contrairement aux leds, les fils EL nécessite un système de branchement spécifique, le fil étant pourvu d’une petite prise :
J’ai donc simplement acheté un boîtier à pile se branchant sur le fil EL avec interrupteur intégré. Ce dernier est dissimulé dans la jonction entre l’arrière et le pistolet :
Les dix dernières Leds se trouvent sur l’avant de l’arme. Six sont placées tout autour du canon principal (la fléchette passant dans le tube orange, cela ne gêne en rien). Niveau circuit c’est là encore deux séries de trois Leds montées ensuite en parallèle.
Chaque petit canon a également sa led, fixée à l’extrémité dans un bouchon de mousse EVA.
(Si vous vous demandez d’où sortent les petites grilles en Y à l’avant des canons, c’est le support des tiges de plastique intérieures précédemment coupées, j’ai posé le bloc canon à l’envers car je trouvais que ça plus sympa que les canons béants.)
Les quatre leds sont montées en série de deux puis en parallèles avec les leds précédentes. L’interrupteur est dissimilé dans une zone peinte en « gunmétal », tandis que le reste (pile et résistances) est plaqué à l’intérieur :
Le Retaliator a lui, « seulement » 9 leds, mais deux fils EL :
Contrairement au Tri-Strike, j’ai choisi de faire les lumières du Retaliator de deux couleurs différente : en bleu et en rouge, le pistolet central servant de transition entre les deux. La pièce arrière a donc 3 leds rouge sur le dessus, recouverte ensuite par le dôme en acrylique. C’est donc un circuit très simple en série. Mais comme une fois le dôme posé, il serait impossible d’ouvrir la pièce, la pile, tout comme l’interrupteur, se trouve à l’extérieur, caché dans un élément décoratif. Il y a donc de chaque côté de l’arrière un anneau de PVC fermé par une disque de mousse EVA. Mais l’un d’eux contient en fait un support de pile bouton vertical, qui peut être sorti pour changer la pile. Les fils électriques sont eux à l’intérieur du nerf.
Concernant les fils EL, le premier, bleu, est entouré à l’intérieur du canon à l’avant, et le second, le rouge court à l’intérieur d’un tuyau transparent autour de l’arme. Sauf que comme je l’ai expliqué, les fils EL ont une prise. Pour limiter le nombre de boîtier de pile à dissimuler, j’ai donc choisi un boîtier plus puissant (mais plus gros…) que le Tri-Strike, et une multi prise, ainsi je pouvais à la fois relier le fil EL avant et celui arrière sur un même boîtier. Le défaut de ce branchement, c’est que le canon n’est pas vraiment amovible, il y a suffisamment de jeu pour le décrocher et le poser par dessus ou à côté du pistolet, mais on ne peut pas l’enlever complètement. Le boitier est situé dans la crosse du pistolet, tandis que les fils de la multiprise courent à l’intérieur, en évitant soigneusement de bloquer le fonctionnement du nerf au passage. Ce qui n’a pas été une mince affaire, surtout qu’il y avait pas de longueur de fil en trop, que je ne sentais pas de tenter de couper. Le fil en extra est donc stocké tant bien que mal dans le vide à l’avant.
Quid des six leds manquantes ? Et bien justement, à cause de l’excédent de fil à l’intérieur de l’arme, il était impossible de rajouter le moindre circuit. Surtout que là où je voulais mettre mes éléments décoratifs, c’était le passage du chargeur, donc impossible de l’obstruer. Finalement j’ai réalisé deux décorations, chacune pourvue de trois leds avec deux circuits indépendants, elles sont ensuite simplement aimantées aux côtés de l’armes.
- Le neuralizeur :
Avec la custom de nerf, on l’oublierait presque, mais j’ai aussi réalisé le neuralizeur, qui vient compléter le costume (sinon à quoi nous serviraient nos lunettes de soleil…). Pour le coup, là c’est un accessoire cosplay, puisqu’il s’agit de faire la réplique de celui du film. Il varie un peu d’un film à l’autre, donc je me suis arrêtée sur le neuralizeur tel qu’on le voit dans le premier film.
Niveau difficulté, il fallait pouvoir le faire rétractable puisque le neuralizeur se plit pour tenir dans une poche, et bien entendu, encore une fois, caser tout le circuit électrique dans un espace extrêmement restreint. Là encore j’ai fait un schéma, histoire d’avoir une meilleure idée de l’échelle :
La base est réalisée à partir d’un tuyau de pvc de 28mm de diamètre, entièrement strié à l’aide de ma dremel (ce qui explique les lignes pas forcément ultra droites). Une fois strié, j’en ai découpé un anneau qui servira en partie en haut du neuralizeur pour faire l’arrière de la partie qui flashouille. La partie coulissante est, elle, coupée dans une tube plus fin, de mémoire un tube d’alimentation électrique multicouche.
(les pièces à gauche ne sont pas celle utilisées dans la version finale, je me suis rendue compte après que j’avais besoin du tube entier aux extrémités, et pas seulement d’une demie)
En parlant de flashouilleur, c’est probablement la partie qui m’a donné le plus de fil à retordre, puisqu’il fallait à la fois une matière transparente, pour pouvoir voir la lumière à travers, mais qui pourrait prendre une forme en demi cercle pour fermer le haut mais en même temps quelque chose de dur qui n’allait pas se déformer et s’écraser. Pour le Retaliator, j’avais utilisé du plexiglass en plaque pour les décorations aimantées et en tube pour le canon, mais la différence de diamètre était beaucoup trop grande pour utiliser une tranche du tube ? Et franchement je n’avais pas envie d’acheter un mètre du tube plexiglas du bon diamètre pour une demi- bande de deux centimètres…
J’ai finalement réussi à bidouiller une bande me convenant à base de plastique fou (ce plastique fin qui réduit et épaissis à la chaleur), qui m’a aussi servi pour réaliser les boutons du neuralizeur.
Une simple plaque de styrène viendrait servir de façade, avec les trois leds (deux rouges, une verte) et des joints pour légèrement surélevés les boutons (je crois que les petits joints sont à l’origine des joints pour tuyau de gaz trouvés au fond de la boite à outils, le noir un joint des pistons retirés du Tri-Strike, comme on l’aperçoit en arrière plan.)
Le sommet et la base arrondie sont eux modelés en epoxie sur une base de mousse EVA pour alléger le tout. Comme le tube intérieur était légèrement trop petit pour tenir ouvert dans le tube PVC j’ai rajouté une bande de mousse EVA de 2mm pour épaissir la base à la jointure.
A ce stade, la forme de base du neuralizeur était prête à peindre :
Concernant les leds, une difficulté supplémentaire est venue du choix des leds elles-même : pour imiter la puissante lumière du flash, il fallait des leds rouge de 5mm mais pour le « corps » du neuraliseur, il fallait de petites leds (3mm) rouge et verte. Or selon leur taille, et même selon leur couleur, les leds n’ont pas besoin de la même puissance. J’ai donc testé différents montages pour obtenir un résultat satisfaisant :
Par exemple dans le circuit 2, la led verte en dernière position était extrêmement faible par rapport à la luminosité des deux autres, car en bout de course du circuit en série. Une fois le circuit correct trouvé, il a suffi de l’intégrer dans la partie mobile du neuralizeur.
4. La
couture peinture
Oui car en fait, ce cosplay ne nécessitait aucune couture…
Outre la custom de nerfs et les leds, ce projet a été également le moyen de tester une autre technique : la peinture à l’aérographe !
Cela faisait un moment que je voulais m’y mettre. Pour ce projet c’est principalement des aplats de couleur donc rien de très compliqué, mais cela m’a permis d’en saisir les bases.
L’ensemble des pièces des nerfs et du neuralizeur, sans leurs leds, ont donc reçu plusieurs couches de base noire :
Qui au final n’était probablement pas la plus adaptée, là où les pièces frottent (à la jonction des éléments notamment), la peinture a déjà commencé à se faire la malle… Mais bon, on apprend de ses erreurs.
La caractéristique des armes des Men in Black c’est d’être chromées, or l’effet chrome, c’est assez dur à rendre sur des éléments non métalliques. Il existe des peintures, comme la Alclad qui rend plutôt bien le Chrome, on peut aussi utiliser de la poudre Graphite, mais honnêtement, pour ce projet, je suis allée au plus simple avec une peinture chrome de chez Vallejo...
(disons que c’est plus brillant qu’une peinture argentée classique…)
J’ai ensuite peint certains détails plus foncés, avec de la peinture gunmétal. Et sur le Retaliator pour rappeler les deux couleurs des leds, j’ai peint l’avant avec des touches de bleu électrique, et l’arrière avec du rouge métallisé, au pinceau.
Et donc, rendu final :
Le Modulus :
Le Rétaliator :
Le neuralizeur :
Conclusion
Men in black n’était pas un grand projet en soi, surtout juste avant le Herofestival (on peut d’ailleurs voir des caméos d’éléments de Kid Icarus sur certaines photos), mais plus un projet pour bidouiller et tester de nouveaux trucs sans trop de pression. Et en ce sens, c’est un projet réussi. C’était fun à faire, et c’était cool à porter. Il y a forcément des erreurs techniques, on ne peut pas arriver à un résultat parfait du premier coup (et même à un résultat parfait tout court, mais ça j’ai encore du mal à l’accepter).
Pour chaque cosplay en making-of, je souligne un(des) point(s) négatif(s), et au contraire, j’essaie de trouver au moins un élément positif.
Ce que je ferais différemment :
- J’ai du mal avec le Retaliator dans son ensemble. J’aime bien le design final, mais je le trouve trop petit, pas assez ambitieux par rapport au Tri-Strike, si c’était à refaire, je crois que je choisirai un autre nerf pour la base. De même je ne suis pas convaincu par le duo bleu/rouge.
- Quelques éléments ont lachés pendant la conv : la poignée avant du Tri-Strike qui clairement était très mal fixée, et l’accès à l’interrupteur des fil EL sur le Retaliator, là aussi fait un peu à l’arrache faute d’une meilleure solution. Mais ce sont des choses que je peux assez facilement réparer.
Ce que j’aime :
- Paradoxalement à ce que je viens de dire au sujet du Retaliator, j’adore son canon, je suis assez fière du design et surtout de son installation, même avec, le Retaliator est toujours capable de tirer correctement !
- C’était assez cool d’enfin pouvoir tester les leds, surtout avec un projet de custom où je pouvais expérimenter à ma guise.
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J’ai beaucoup aimé tester la custom de nerfs, faudrait que je retente ça, et éventuellement faire une arme plus massive pour remplacer le retaliator...






























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